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Nov
Partir à l'étranger

Bien se préparer est indispensable pour réussir son expatriation

Originaire de Gravelines, Johanna Valette a fait ses études à Lille. A 26 ans et après 3 ans de CDI dans un office de tourisme du nord de la France, elle a choisi de s’expatrier pour aller travailler à Montréal, au Canada en avril 2016. Elle raconte son parcours et les démarches accomplies pour réussir son expatriation.

 

Pourquoi as-tu décidé de partir travailler au Canada ?
J’ai toujours adoré voyager pour découvrir de nouveaux horizons. Mais entre voyager et vivre à l’étranger, il y a une différence ! Mon conjoint et moi avions une vie stable et confortable, ce n’était pas une fuite ! Mais nous voulions tenter une expérience à l’étranger en tant que jeunes actifs. Nous avons donc sauté le pas en préparant bien le terrain. Nous étions allés au Canada en vacances et avons été charmés par l’atmosphère, la façon de vivre, les grands espaces. Nous avons donc tenté le PVT (Permis Vacances Travail). Une fois là-bas, j’ai mis huit mois à trouver un emploi dans ma branche, tout en effectuant des jobs alimentaires et de l’intérim. Trouver un emploi n’est pas forcément plus facile au Canada qu’en France, même si cela est vrai pour certains domaines comme l’informatique et pour un job alimentaire. Cela peut aussi s’avérer long et compliqué. Il faut bien être conscient de la réalité du marché, bien se renseigner au préalable.

 

Comment as-tu trouvé ton emploi ?
Depuis un an et demi, je suis chargée de projets marketing et communication dans une SDC (Société de Développement Commercial). Les SDC sont des organismes à but non lucratif qui ont pour mission de contribuer au développement, à l’animation et à la promotion d’un territoire spécifique, le centre-ville de Montréal dans mon cas). C’est un travail très varié qui rejoint tout ce que j’ai pu faire en France auparavant. J’ai trouvé cet emploi grâce à ce qu’on appelle ici le “réseautage”: une connaissance m’a fait part d’une offre d’emploi dans mon domaine à combler rapidement, j’ai envoyé ma candidature dans l’heure qui suivait. Un entretien plus tard, j’avais le poste. Le réseautage est très efficace ici. Rien ne vaut le bouche-à-oreilles, les rencontres. LinkedIn est également très populaire ici et beaucoup trouvent grâce à ce réseau.

Quelles ont été tes premières démarches avant de partir ?
Les démarches sont similaires à celles qu’on entreprend pour un déménagement. Il faut prévenir sa banque et la sécurité sociale. Et être sûrs d’être bien assuré en cas de pépin dans notre pays de destination. L’une des premières choses que j’ai faites est d’ouvrir un compte en banque au Canada. Certains choisissent aussi d’ouvrir leur compte canadien en ligne depuis la France pour pouvoir transférer des fonds avant. Plusieurs banques proposent des offres intéressantes pour les nouveaux arrivants, comme les transactions illimitées gratuites pendant 1 an par exemple.
Surtout il ne pas oublier d’aller faire son NAS (Numéro d’Assurance Sociale) dans un bureau de Service Canada dès son arrivée. C’est indispensable car ce numéro permet de travailler, l’employeur le réclamera. Attention, le NAS ne permet pas d’obtenir la Sécurité Sociale. En fonction de son visa, on n’a pas forcément le droit à la sécurité sociale. Dans mon cas, étant arrivée au Canada en PVT (durée deux ans en France), je n’avais pas le droit à la RAMQ (l’équivalent de la Sécurité Sociale ici). J’ai donc dû prendre une assurance, obligatoire, afin d’être bien couverte ici en cas de pépin. Et attention, car la durée choisie pour son assurance détermine la durée de son PVT. Une assurance d’ 1 an, ne permettra de rester qu’un an en PVT. Si tu comptes utiliser tout ton PVT, donc 2 ans, il faut donc prendre une assurance pour une durée de 2 ans. C’est important de le savoir !
J’ai rapidement souscrit un forfait téléphonique, ne serait-ce que pour être joignable auprès des employeurs pour lesquels j’avais postulé. Un numéro français sur son CV, ce n’est pas l’idéal !
Enfin, même si cela relève du bon sens, il faut épargner avant de partir pour s’assurer de pouvoir tenir financièrement au moins quelques mois le temps de trouver un travail. Pour le PVT, on doit de toutes façons se munir d’une preuve de fonds (de 2 500$ CAD), cela fait partie des documents demandés afin de prouver que l’on peut subvenir à ses besoins pour les premiers mois ou acheter un billet retour !

 

Que conseillerais-tu à un jeune actif qui veut partir pour s’y retrouver dans l’imbroglio des démarches administratives à faire ?
Les deux mots d’ordre selon moi sont organisation et anticipation ! Pour ma part, j’avais fait une liste de tout ce qui était prélevé sur mon compte* et j’ai attaqué une chose à la fois. Il est important de bien anticiper toutes les démarches à faire pour ne pas se retrouver au dépourvu ou trop dernière minute. J’ai aussi beaucoup consulté les sites spécialisés en immigration et des blogs d’expatriés qui sont souvent de bon conseil.

Quel bilan dresses-tu aujourd’hui de cette expérience ?
Le bilan personnel est très enrichissant, grâce aux expériences que l’on vit et surtout grâce aux personnes que l’on rencontre. Côté professionnel, même s’il a fallu un peu temps pour trouver un métier dans ma branche, lorsque je l’ai trouvé, j’ai rapidement évolué et eu des responsabilités que je n’avais jamais eues auparavant. C’est très motivant et valorisant, et une expérience à l’étranger est toujours intéressante sur un CV. Nos visas nous permettent de rester ici encore un moment, donc on reste !

 

*L’idéal pour un départ serein est de prévoir un rendez-vous avec son conseiller Crédit Agricole ou d’appeler son agence.

 

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